Le commerce électronique connait un essor remarquable grâce à la vulgarisation de l’internet. Ce processus d’achat et de vente en ligne attire de nombreux investisseurs à cause de sa capacité à atteindre n’importe quel endroit du monde. Ce qui permet aux entrepreneurs d’accroître leur bénéfice. Si la pandémie Covid 19 a bouleversé les activités des commerces physiques, certains e-commerçants ont connus ainsi une nette augmentation de leur chiffre d’affaires durant le confinement. Dans cet article, nous allons passer en revue la signification de l’e-commerce ainsi que la conséquence de la crise sanitaire et du confinement sur le commerce en ligne.
C’est un terme courant apparu en France dans les années 90. Ce mot se définit comme la vente et l’achat de biens et de services via les moyens électroniques sur internet. Le concept fait intervenir le vendeur et l’acheteur qui effectuent la transaction. On distingue deux types de l’e-commerce ou du commerce électronique :
le commerce visant un type de chaland spécifique dont les plus courants sont :
-B2B : ou business to business.Le terme se réfère aux activités sociales et relations entre deux entreprises dans le cadre d’échanges commerciales entre clients et fournisseurs. A titre d’exemple, une entreprise de construction s’adressant à une entreprise de décoration.
- Le B2C : ou business to consumer. L’expression désigne la vente directe des produits aux consommateurs comme l’activité des sites hébergeurs de site web, les sites portail des petites annonces, ceux offrant des informations comme la bourse, l’assurance etc.
- Le C2B : ou consumer to business, ce modèle d’entreprise est différente des autres dans le sens où les consommateurs apportent un produit ou un service à vendre aux clients par exemple le cas des sites de freelance comme Hopwork
- Le C2C ou consumer to consumer sont des échanges de produits ou de services sans passer par des intermédiaires. On peut citer à titre d’exemple le site Leboncoin…
2. Le commerce en ligne selon leur modèle :
- Dropshipping : trois acteurs entrent en jeu dans cette technique de marketing, le client, le fournisseur et le revendeur ou le dropshipper. Ce dernier met en vente le produit du fournisseur sur son site marchand. Le client achète le produit qui sera livré ensuite par le fournisseur.
- Le e-commerce d’affiliation : ce concept de marketing consiste à promouvoir ses services et ses produits en rémunérant d’autres sites web éditeurs appelés affiliés en contrepartie des ventes, de demande de devis, de la hausse du trafic…
- Adhésion : ce canal de vente vise à inciter les clients à faire des achats répétitifs des produits souvent à travers un abonnement par mois ou par trimestre sur le site web.
- Boutique marchand proposant ses propres services et produits
- Marketplace : plateforme e-commerce sur lequel plusieurs vendeurs proposent leurs propres produits en contrepartie d’une commission reversée à la plateforme. L’exemple le plus connu est Amazon.
- Sites e-commerce vendant des formations, des tutos, des conseils contre de l’argent.
Les sites e-commerce ont connu une forte hausse ces dernières décennies à cause de sa capacité à toucher une plus large chalandise partout dans le monde, son absence d’heures de fermetures et son coût abordable permettant une plus grande marge. Cependant, il ne faut pas cacher que certains secteurs d’activités sont déjà saturés. Ce qui rend la concurrence plus féroce.
La crise a causé de bouleversements sur plusieurs secteurs d’activité, sans parler des dégâts financiers et des millions de mort et des cas de contamination. Les entreprises sont les plus impactées par la crise sanitaire mondiale. Mais les sites e-commerce ne sont pas aussi épargnés par le ralentissement de la croissance. Les statistiques affichent en effet une faible augmentation de chiffres d’affaires des ventes en ligne (1,8 % seulement pour le premier trimestre 2020 par rapport à l’année 2019 alors que pour l’année précédente 2018, l’augmentation était de 11,8 %). Malgré cela, on enregistre une prolifération des sites marchands et l’émergence de nombreux acteurs du domaine digital à cause des mesures de sécurité et l’obligation de télétravailler.
En fait, au début du confinement, les consommateurs ne se sont pas rués sur les sites marchands. Mais le fait d’être cloîtré pendant plusieurs mois les incite à se défouler dans la consommation. Ainsi, pendant les premiers 15 jours de confinement, les achats en ligne sur les sites d’habillement, de chaussures et d’alimentation ont connu une baisse. Puis, les ventes ont repris de plus belle pendant le début du mois d’avril pour les produits comme les ordinateurs, les articles de sport, de bricolage, de beauté, d’hygiène. L’achat des matériels bureautiques affiche ainsi une hausse de 46 % pour ce mois d’avril. En revanche, les ventes des secteurs comme l’habillement, le mobilier, la décoration sont au point mort pendant cette période.
Puis, pendant le confinement, ce sont les sites d’alimentation qui sont les grands gagnants. Les consommateurs achètent en masse sur internet même si les supermarchés restent ouverts.
La faible croissance ne concerne donc pas ainsi tous les sites e-commerce. Certains ont pu doubler leur vente pendant le confinement comme les enseignes Fnac, Decathlon. Au troisième trimestre, le géant Amazon a même enregistré le triple de ses bénéfices.
La vente en ligne est un levier économique qui permet à la fois de créer des emplois tout en ouvrant des perspectives économiques. Pour info, le nombre des sites e-commerce affiche une hausse de 11 000 sur an.
La Fevad (Fédération de vente à distance et de l’e-commerce) a collecté des données sur les sites marchand en fonction des critères comme l’indice commerce électronique (Ice 100), l’indice place de marché et l’indice commercial mobile (ICM). L’objectif est de mieux analyser le comportement des consommateurs pendant le confinement. Les données ont montré ainsi que tous les e-commerçants n’ont pas profité d’une explosion de vente pendant la crise. En France, la vente sur internet n’a augmenté que 5 % pendant le deuxième trimestre. Une croissance qui est encore plus faible comparée à celle de l’année 2019 mais la faiblesse de croissance ne concerne pas tous les secteurs.
Selon l’analyse de la Fevad, les ventes de produits et de services ont connu une forte progression pendant le mois de mai et de juin, soit 7,4 %. Pour le second trimestre de l’année 2020, le montant des transactions en ligne des sites de vente sur internet tourne autour de 408 millions pour un chiffre d’affaires de 25,9 milliards. La vente des produits représente 57 % de ce chiffre. Le panier moyen des consommateurs dépasse 60 euros, soit une hausse de 6,8 % par rapport à l’année 2019.
La vente des produits grand public de l’indice Ice 100 affiche une hausse de 45,7 % au deuxième trimestre. Les achats en ligne auprès des grands magasins tiennent le plus grand part de butin avec 83 % des achats pendant ce second trimestre. Les ventes aux professionnels du panel Ice 100 enregistrent une baisse de 9,2 % au deuxième trimestre mais elles se sont améliorées pour le mois de juin.
Par contre, le volume d’affaires sur les places du marché de l’IPM et celui réalisé pour le compte de tiers ont connu une hausse. Enfin, les ventes sur mobile de l’Icm affichent aussi une stabilité pour le second trimestre 2020.